*Live is Life* Grossesse, échographie et états d’âme…

Le 23 janvier, j’ai donc mon rendez-vous avec la une nouvelle gynéco. Celle du service antenatal de Lenval. C’est pour faire une groooosse écho pour définir si la petite est en dessous ou pas des courbes. La doc est vraiment très bien. On fait l’écho et elle se veut rassurante.

La petite est certes petite mais elle n’est pas en dessous des courbes, elle est dans le bas mais pas en dessous ! Je suis rassurée.

Puis niveau morphologique, tout va bien, pas d’anomalies.

Et enfin elle fait tous les dopplers, vérifie que toutes les transmissions mère-enfant se font très bien… en faite à part son petit poids et sa petite taille, elle va très bien.

Puis on a fait la biopsie en novembre, alors niveau génétique, on ne peut pas faire plus.

Elle me rassure en me disant que même si elle ne prend pas du poids comme les autres bébés, tant qu’elle suit sa propre courbes de croissance et qu’elle continue tout va bien.

Mais que c’est sûr que je ne sortirai pas un bébé de 3,5 kilos ! Autans tu vois mon début de grossesse, ma perte de poids et ma pathologie, c’est logique de ne pas avoir un gros bébé.

Que le psychologique joue aussi sur tout ça et que c’est normal qu’avec tout ce que j’ai traversé ça soit plus difficile que pour d’autres.

Je sors de mon rdv rassurée et avec un autre rdv en février pour avoir un deuxième point de contrôle afin de pouvoir établir des stats.

Entre l’écho du 13 et celle-ci, elle a prit entre 100 à 120 grammes (c’est difficile de devenir le poids précis) et malgré tout je sens la différence car je la sens bouger de plus en plus 😊

D’ailleurs elle n’a pas arrêté de bouger pendant l’échographie, à mettre ses pieds au dessus de sa tête.

En mode « j’fais mon yoga, laissez moi tranquille! »

Je repars avec pleins de photos, dont beaucoup où je ne comprends rien à ce que je regarde mais aussi avec une belle photo 3D de sa trogne ❤️

Niveau RCH, les choses se calment et ça fait du bien. Je pète pas la forme olympique mais je peux reprendre une vie à peu près normale.

Bon, je ne sors pas beaucoup de chez moi car depuis ma sortie d’hosto, ma hantise de chopper une merde vu que je suis « immunodépressive » et en plus avec l’arrivée du coronavirus, j’ai envie de te dire que j’évite au maximum et je limite le contact avec l’extérieur.

Puis on est jamais mieux que chez soi !

Le lendemain, j’ai rdv avec ma gynéco, on regarde les résultats et je l’a mets au courant de ce qu’il s’est passé ces dernières semaines, du nouveau traitement, de l’anticorps jk1 toussa quoi…

Je sais que je ne pourrai plus accoucher à Lenval avec le Dr Tran comme prévu, c’est foutu avec ma condition.

Même que c’est l’EFS qui préconise que j’accouche à l’Archet ! C’est une maternité de niveau 3. Si il y avait quoi que ce soit, ce que je ne souhaite pas bien sûr mais il faut considérer toutes les situations malheureusement, ils pourraient prendre en charge la petite et moi même.

Sait-on jamais si j’ai encore besoin d’une transfusion vu que mon corps aime bien être un vampire…

Je demande donc ma gynéco de m’aider dans cette démarche car je ne connais personne à l’Archet. Elle me prend donc un rdv pour le lundi suivant avec une consœur.

Ok, parfait !

Le lundi, je monte donc à la « cours des miracles » aka le service gyneco de l’Archet.

Sans déconner, manque plus que Quasimodo, Esmeralda et Garou et on est bon !

Déjà j’arrive à l’heure sauf qu’il faut prendre un ticket, attendre que l’on t’appelle pour faire les étiquettes et le dossier, puis après tu passes aux toilettes pour faire un petit po-apipi pour que l’infirmière fasse un test en direct puis elle te pèse, prend ta tension et te fait souffler dans un truc chelou, non pas un ethylotest -_-´

Du coup, je perds quasi 30 minutes et dès que je sors de chez l’infirmière, je vois une doc, légèrement agacée et il me semble qu’elle dise mon nom.

Ah, oui, c’est bien ça.

Le problème c’est que personne ne m’avait prévenu qu’il fallait arriver 30 minutes avant donc bon… Je me prends une petite réflexion et on commence l’entretien.

#mokai

Bref, je dois donc lui expliquer tout mon parcours depuis ces 5 derniers mois entre là grossesses et la RCH, et ce n’est pas du luxe.

Séjours, traitements, tout ça… ça prend forcément du temps mais on y arrive !

Elle me pose quelques questions dont « vous fumez? » et je répond avec honnêteté « oui 3 cigarettes par jours » et je lui explique pourquoi, la RCH, tout ça.

Mais là elle me demande « Vous buvez ? » ce à quoi je répond non « Non par ce que vous savez il ne faut pas boire d’alcool pendant la grossesse »

Ah bon, c’est vrai ? Mais madame, je viens de te dire que je ne buvais pas.

Vais-je avoir aussi la fatidique question du « vous prenez de la drogue ? »

Non ? Je suis étonnée pour le coup !

Bref.

Elle enchaîne avec le « vous savez on a un service pour vous aider arrêter la cigarette ».

Non mais en faite madame, je n’ai plus de problème avec le tabac. J’avais totalement arrêté de fumer et cela me convenait très bien.

Mais même si c’est mauvais pour ma santé et celle du bébé, il m’a été conseillé de reprendre à cause de la RCH. Ce qui ne m’a pas enchanté mais quand tu es désespérée tu fais tout pour essayer d’aller mieux. Même en te faisant du mal.

La différence entre elle et les autres gynéco que j’ai vu, c’est que les autres à l’annonce des 3 clopes se sont vu rassurant en me disant que certes la cigarettes c’est pas bon mais à 3 par jours ce n’est pas la fin du monde et que je suis dans des circonstances différentes.

Du coup, comme première impression entre elle et moi, c’est pas top…

Donc bla-bla-bla maladie, bla-bla-bla grossesse, il faut faire gaffe à la toxoplasmose, listériose tout ça… Encore une fois, je suis au courant en étant enceinte de 5 mois et que j’ai déjà eu un gros suivi avant cette visite.

Je débarque pas au bout de 5 mois en mode, à propos je suis enceinte, il se passe quoi…

Arrive un moment où je pose quand même la question de l’accouchement et de mon CHOIX d’accoucher par césarienne.

Et c’est parti pour les explications…

« Pourquoi vous voulez accoucher par Césarienne ? »

« Car je ne veux pas accoucher par voie basses. »

Et bien ma réponse pour elle, n’a pas suffit…

« Oui mais vous savez, en fonction de votre santé, ça peut ne pas être recommandé, il peut y avoir des adhérences, ou vous pouvez faire un abcès… »

Oui, je sais que cela comporte des risques mais aussi comme toutes les autres femmes qui y ont recours.

« Que des fois cela se passe mieux en voies naturelles. »

« Qu’il y a moins de risques. »

« Que l’on se remet plus vite. »

« Pour l’enfant il n’y a pas de risques par voies basses. »

« Qu’une césarienne c’est une intervention chirurgicale. »

Au cas où je ne suis pas au courant….

Et du coup il a fallu que je me justifie, encore.

Comme quoi c’était une décision que j’avais prise avant d’être enceinte et que justement, mon état de non-santé faisait que cela me conforter dans mon choix.

Que c’était mûrement réfléchi.

Ça c’est soldé sur le fait qu’il fallait voir avec d’autres médecins par rapport à mon état si c’était préconisé ou pas. Chose que je peux comprendre mais je sens que ça va être difficile de me faire entendre.

Donc comme je l’ai déjà dis sur les réseaux sociaux, à la base : #MonCorpsMonChoix

Je vais aussi te dire comment je ressens les choses depuis le début vis à vis de ma grossesse en mode pma.

Je n’ai absolument pas honte de le dire mais si il était possible de faire un bébé éprouvette de A à Z, cela ne m’aurait pas dérangé.

Je m’explique : quand nous sommes rentrés dans le protocole de PMA, nous étions pleins d’espoir qui ont été assez vite balayés par la réalité de la vie : fausses couches, insémination et transferts qui ne fonctionnent pas

Un sacré ascenseur émotionnel comme je te l’ai déjà dit.

Du coup, à un moment donné, nos cerveaux se sont mis en pilote automatique, surtout le mien : piqûres, rdv, prise de sang

C’était devenu une routine, c’était devenu machinale.

Alors oui je te le dis de suite, j’aime voir mon ventre qui s’arrondit et sentir ses high kick retourné sauté !

Je me rends compte à quels point il se passe quelque chose de fabuleux, de fantastique à l’intérieur de moi, !

Oui, je crée la vie et c’est juste ma plus grande fierté ! Mon plus grand projet ! Et la chose la plus extraordinaire que j’ai pu faire dans ma vie !

Mais voilà. Entre le côté « aseptisé » de la PMA où, avouons-le, tu crées la vie dans un tube à essaie et non d’une relation fusionnelle et charnelle entre deux être qui s’aiment et qui s’unissent. (Ou qui ont un coup dans le nez un soir de beuverie.) afin de créer la vie et la maladie qui a débarqué dès le début, je t’avoue qu’un bébé « Matrix » (ou tout autre référence films de sci-fi) ne m’aurait pas perturbé.

Si cela était dans la continuité normale de la PMA, je pense que je m’en serai accommodée. Bizarre non ?

J’envie les couples qui ont la chance, car oui de mon point de vue cela relève de la chance du coup, de pouvoir créer la vie dans un moment partagé à 2.

Et non dans un labo avec monsieur qui fait un dépôt le matin et madame qui se fait opérer plus tard.

Après, je rentres pas dans la superstition chamanesque astrologique mais pour le dernier transfert, vu que c’était un samedi, mon homme a pu y assister.

Et comme de part’hasard, BIM ! L’embryon a prit…

Coïncidence ?

Non sans rire. Cest tombé plutôt bien que ce soit ce transfert qui est pris le jour où il a pu venir avec moi. Car là aussi, les inséminations et les précédents transferts sont tombés pendant des jours de semaine. Et c’est toujours à des heures de bureau.

Du coup, difficile pour monsieur de pouvoir se libérer. Cela rajoute un peu plus d’automatisme, de pratique aseptisée, de Matrix quoi.

Je sais aussi que ma grossesse est atypique. Que j’en ai bavé depuis le début. Mais je sais aussi que j’ai de la chance de n’avoir que ça. Quand je vois tous les soucis de santé que l’on peut avoir pendant la grossesse. Je suis malade et enceinte mais par exemple je ne suis pas en MAP (menace d’accouchement prématuré).

Enfin en tout cas, on ne m’en a pas parlé pour le moment et c’est déjà ça.

Donc je sais que je ne vis pas une grossesse idéal comme j’aurai, et je pense toutes les femmes, souhaité avoir.

Mais même si je culpabilise de cette situation qui est totalement indépendante de ma volonté, je sais qu’il existe mille maux liés à la grossesse et que « je n’ai que » ma RCH qui est trop présente…

#chance #oupas

Voilà, voilà.

Jennysioux

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