*Live is Life* Grossesse et RCH – Décembre…

Nous sommes le 2 décembre et j’ai rendez-vous avec mon gynécologue. C’est mon premier rendez-vous avec lui. Il fait une petite échographie de contrôle, tout va bien et toujours entendre son cœur est rassurant. Je ne la sens pas encore bouger, elle trop petite et je ne suis qu’à 4 mois. Il me rassure en me disant que c’est normal et que je la sentirai plus vers le 5ème mois. On voit un peu mon état de santé et je lui annonce que je voudrais accoucher par césarienne.

Alors tu vas te demander pourquoi je préfère la césarienne à l’accouchement par voies basses et je vais pas te cacher la vérité même si c’est toujours un choix perso.

J’ai envie de dire que je te parle bien de mon caca, je ne suis plus à ça près.

Alors tout d’alors, je respecte le choix de chaque femmes !

Accouchement par voies basses, avec ou sans péridurale, dans l’eau ou autres nouvelles façons de retour à quelque chose de plus nature, césarienne… Chaque femme a le droit de choisir ce qu’elle fait de son corps.

C’est d’ailleurs la réponse de mon gynécologue : c’est votre corps !

Après, je l’ai choisi lui car je savais qu’il n’était pas un gynécologue old-school coincé qui voudrait que la femme accouche dans la douleur car c’est comme ça depuis la nuit des temps !

Bref.

Quand j’annonce que j’ai choisi la césarienne programmée, on me regarde le plus souvent comme une extraterrestre.

Pourquoi ai-je choisi de me faire ouvrir en deux ?

1ère raison : je n’ai absolument pas envie d’accoucher par voies basses. Leave ma wachacha alone ! Je n’ai pas envie d’épisiotomie ou d’un déchirement (je sais que ce n’est pas obligatoire), je n’ai pas envie d’avoir des contractions pendant des heures car étant primipare, j’ai plus de chance que ça dur longtemps plutôt que le format 2 heures et c’est réglé (et je sais que ce n’est pas obligatoire). En gros, j’ai pas envie de tenter qu’il m’arrive une ou plusieurs de ces choses.

Cela ne me vend absolument pas du rêve ! Nope, no way.

2ème raison : j’ai déjà franchement tout mon système digestif mis à mal, et encore plus mon colon. Tu crois vraiment que j’ai envie de forcer sur le bas de mon corps ? et avec ma crise d’hémo qui dure depuis octobre ?

3ème raison : j’en chie pas assez depuis 5 mois ? Et qui te dis que le reste va bien se passer ?

4ème raison : la médecine a énormément progressé dans ce domaine, non ?

5ème raison : Leave ma wachacha alone !

« Ouais mais accoucher par césarienne c’est pas vraiment accoucher… tu ressens pas le même lien avec l’enfant… »

C’est c’là ouiiiiii…

Moi, c’est un choix, certaines se retrouvent contrainte d’avoir une césarienne pour leur bien et celui du bébé et tu oses dire que ce n’est pas un accouchement ?

On dit bien « accouchement par césarienne » non ?

Et donc de ne pas me faire dilater la wachacha ne fait pas de moi une mère qui donne naissance à mon enfant ? Genre je ne l’ai pas porter pendant 9 mois ?

Voies basses, césarienne, allaitement, biberon, cododo, portage…

Chacune fait comme ELLE VEUT nanmaisoh !

C’était donc mon coup de gueule, voilà !

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Retour à mon rdv gynéco : il prend donc sa roue de calcul de truc de gynécologue et m’annonce donc la date : le 14 Mai. C’est un jeudi car les césariennes c’est le jeudi (okidoki doc) soit 15 jours avant le terme car t’imagines bien qu’il ne faut pas attendre le dernier moment histoire de ne pas se trouver en plein travail.

Bien, bien, bien ! Je le note sur mon agenda.

Ça, c’est fait !

Le 9 décembre, je monte à l’hôpital pour ma perfusion de médoc. J’ai toujours la sonde, j’ai quasiment récupéré mon poids de forme et du coup elle commence à me faire un peu péter un câble. Car oui, j’ai toujours du mal à avaler, boire, me laver les dents, je m’étouffe à en avoir des remonter (super cool non?), j’ai l’impression d’avoir la gorge prise h24… Du coup le temps de la perf, mon cerveau carbure pour savoir si je l’enlève solo, si je demande à l’infirmier ou si j’attend…

Verdict : une fois rentré chez moi, je me poste devant mon miroir de salle de bain et je tire doucement mais sûrement sur ce tuyau de 60cm qui maintenant me rend dingue ! Et pendant que je tire ce tuyau, je pleurs. Oui je pleurs car je sais qu’une fois enlever ce sera comme Frozen :

Libérez, délivrez.

Et je te jure que j’ai pleuré pendant 10 minutes d’être enfin libre ! J’ai pleuré de pouvoir respirer, j’ai pleuré en buvant à la bouteille ! Pour te dire à quel point j’étais au bout du bout.

J’ai enfin pu reprendre une vie « normale » et ça faisait du bien au moral.

Sinon côté santé et bien ça va plutôt pas mal, je n’ai plus peur de sortir de chez moi et d’être en manque de toilettes, je peux tenir debout, je peux me balader sans être exténuée !

Je peux profiter de la vie !

En une semaine mon ventre a « poussé », un truc de fou ! J’étais tellement focalisée sur la maladie comme je te l’ai dit plus haut que même mon corps c’était mis en veille de grossesse. Et là que les choses allait mieux, BIM ! Le bidou qui s’arrondi ! Là, impossible de cacher la grossesse !

Arrive Noël et malheureusement je recommence à me sentir pas au mieux de ma forme, encore… Les résultats de la prise de sang du lundi indiquent encore que mon corps est un gros bâtard qui n’en fait qu’à sa tête et qui a donc décidé de me faire suer, encore…

J’email donc le vendredi 27 au matin mon gastro pour lui expliquer mon non-état de santé et il décide de me faire rentrer en urgence pour le week-end en hospitalisation, encore.

Et hop ! Une nuit aux frais de la princesse gratis pour finir l’année en beauté…

Je mange mais je sens que je suis pas bien, j’ai un poids contant sur l’estomac et je n’ai pas envie de finir comme en novembre. Donc bon, en avant pour 2 jours d’hôpital mais je t’avoue que j’y suis allée à reculons…

On recommence le soir même : prise de sang puis cortisone pour commencer histoire de faire baisser l’inflammation. Et le lendemain, un peu de glucose (?) et enfin le médoc. Cette fois-ci ils ne me gardent pas et je peux sortir de l’hosto en début d’après-midi. Bon, allez, on se dit qu’en faite j’ai eu ma dernière perf de médoc au début du mois, que je devais avoir la suivante début janvier et quand faite c’était trop éloignée et que ça va aller super maintenant !

Allez, on y croit…

Bon, ça va mieux mais c’est pas non plus le top mais comme d’habitude, faut toujours qu’il y ai quelque chose qui déconne.

Le lundi 30, la doc de l’hosto m’appelle car ils ont trouvé une bactérie naturellement présente dans l’estomac mais qui est là beaucoup trop présente dans mon estomac et que c’est sûrement ça qui m’a foutu en l’air. Je dois donc prendre un traitement délivré qu’à l’hosto et normalement le jeudi ça ira mieux.

Le 31 décembre, j’ai un rdv avec mon gynéco, écho de contrôle, tout va bien mais elle est un peu petite. Bon il approfondit pas trop car j’ai l’écho morpho le 13 Janvier avec sa collègue. On verra bien.

Du coup, entre le moral à zéro et la santé qui va mais pas génial non plus, on passe le 31 à la maison tranquille.

Par contre, je remarque qu’il se passe de plus en plus souvent un truc chelou dans mon bidou. Sauf que moi, avec mes problèmes de santé, je sens beaucoup de choses se passer dans mon bide que les gens sans soucis de santé ne ressentent pas. Alors au début je pensais que c’était mes intestins ou mon colon… et bien non !

Je réalise que c’est la petite qui me donne des coups. C’est très rare que je les sente mais ça y est ! Je la sens enfin bouger !

rch, rectocolite hémorragique, glamash, grossesse

La suite prochaine !

Voilà, voilà !

Jennysioux

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