Live is Life...

*Live is Life* Grossesse, RCH et Covid-19 – Mars partie 2

Samedi 14 mars 2020.

Le jour où la terre commença à s’arrêter.

Discours du premier ministre : tous commerce non indispensable fermera ces portes à minuit

Ça puducul cette histoire et je sens que ça va être pire d’ici quelques jours…

On nous demandera dans un premier temps de rester au maximum chez nous.

Bon, personnellement c’est un peu beaucoup mon quotidien depuis 7 mois. Soit j’étais chez moi dans le mal, des fois un peu bien, ou soit j’étais à l’hôpital.

On peut pas dire que je sorte souvent. Pour les quelques courses à faire, les quelques rendez-vous médicaux ou les prise de sang et super rarement en soirée.

C’est que malgré tout je suis quand même relativement fatiguée…

Sauf que pendant cette période, je n’avais pas une angoisse supplémentaire : celle de choper un foutu virus qui, dans mon état, pourrai me mettre K.O.

Car je fais partie de la population à risque :

enceinte + immunodéprimée + sous cortisone !

Le tiercé gagnant !

J’me dis que je vais m’en rappeler de cette grossesse.

La maladie m’a volée 7 mois de ma vie et de ma grossesse et quand ça va à peu près bien, c’est un foutu virus qui déboule dans nos vies !

Et qui fait que tous mes plans pour les 2 derniers mois tombent à l’eau.

Alors, oui, je sais.

Il est plus important de ne pas choper cette merde

Qu’il faut rester confiner et que de rester confiner ce n’est pas la fin de monde, contrairement à la maladie.

Mais.

  • Plus de cours de préparations à l’accouchement et compagnie
  • Moi qui pensais faire de la piscine, ben c’est bien, j’ai le maillot… je peux toujours le mettre pour prendre un bain…
  • Je voulais faire une babyshower, oui oui…
  • Des photos en extérieur avec photographe de ma grossesse
  • Et des photos de la petite une fois qu’elle serai arrivée… sauf que vu l’ampleur de l’apocalypse, je ne pense pas que cela sera possible, même en mai.
  • C’est bête hein, mais en sortant de l’hosto lundi avant tout cela, j’ai acheté une belle robe de grossesse…

Alors, je sais que ce ne sont que des détails insignifiants par rapport à ce qui se passe IRL.

J’en ai conscience hein, je répète : je ne suis pas bête !

Mais vu mes 7 derniers mois, on peut aussi comprendre que ces petits détails comptaient beaucoup pour moi…

Heureusement, dès que ma santé s’est stabilisée fin février, je me suis lancée dans les courses et autres joyeusetés concernant la petite et la chambre de la petite.

Ce que ma maladie m’a appris ces derniers mois, c’est que dès que ça va mieux :

Fonce !

Car comme tu as pu le remarquer, mes périodes de « ça va bien » ont toutes été de courtes durées.

Et vu les circonstances, je me dis : « Tin Jen ! Comment t’as géré de te sortir les doigts ! »

Franchement, si je n’avais pas fait tout ça avant le confinement, déjà que je suis de nature super stressée.

J’te raconte l’état dans lequel je serais.

Comme je te l’ai déjà dit, une des choses qui me tenait à cœur, c’était de finir sa chambre avant son arrivée. Donc imagine encore une fois ma déception si je n’avais pas eu le matos pour !

Et je le redis, oui je sais que la situation est vraiment merdique. Mais à mon niveau j’en ai quand même relativement suer pendant des mois !

Alors si je ne me raccroche pas à ces petites choses de la vie qui me tiennent à cœur sachant que je suis obligée de faire l’impasse sur certaines, je ne vais pas tenir !

Car, la situation change de jours en jours et pas forcément en positif.

Pour l’instant, je ne sais pas si la césarienne est toujours maintenue.

Je ne sais pas si le papa pourra être avec moi lors de l’accouchement. Ce qui veut dire que si ce n’est pas possible, le moment de peau à peau avec la petite à sa sortie avec son papa, c’est foutue.

Donc elle sera « seule » pendant quasiment 2 heures le temps que j’émerge de la « salle de réveil ». En espérant que tout se passe bien.

Je ne sais pas si le papa ne pourra pas être avec moi à la maternité non plus.

Donc, l’optique d’accoucher seule et de vivre ces premiers jours sans lui ne m’enchante guère et de son côté louper la naissance de sa fille non plus !

Puis j’ai une vieille réminiscence des gens qui se sont vu échanger leur bébé à la naissance… L’angoisse !

Donc.

Lundi 16 mars.

J’ai un rendez-vous avec mon dentiste pour ce qui me semble être une gingivite gravidique. Il m’appelle carrément le dimanche soir pour voir si on doit maintenir le rendez-vous ou pas.

Et bien oui, avec les nouvelles directives, tous rendez-vous non urgent sautent !

Je lui rappelle que je suis enceinte et que je ne peux pas rester avec des gencives qui enflent. On maintient donc le rendez-vous de lundi. C’est déjà ça.

Bon et sans surprise, un belle gingivite… Pffff ! Comme si je cumulais pas assez du reste…

J’ai aussi mon suivi monito du lundi. Je suis sa dernière patiente qu’elle reçoit en cabinet. Le suivi se continuera pour moi car je suis une grossesse pathologique mais cela se fera à la maison.

J’avoue que c’est pas plus mal. Bon. Va juste falloir que je range un peu et que je passe l’aspirateur, histoire de ne pas trop avoir la honte haha !

Et pour finir en beauté cette journée de lundi, j’ai mon rendez-vous échographique pour la suspicion de parotidite… J’anticipe quand même une potentielle annulation et j’appelle pour savoir si le rendez-vous est maintenu, histoire de pas me déplacer pour rien. C’est bon, je vais l’avoir mon écho. Ouf.

Au centre de radiologie, il n’y a quasi personne. Tant mieux. On fait l’écho.

Pas de calcul ! Ni à droite ni à gauche, par contre elle voit bien des restes d’inflammation des 2 cotés.

Arf. Espérons que cela ne dégénère pas.

Nous sommes lundi 16 au soir.

Le jour où la terre s’arrêta.

Discours du Président qui déclenche le confinement à partir du mardi 17 à midi.

Je le savais ! À la vue du samedi soir et du dimanche où TOUT LE MONDE a décidé de sortir de chez soit tandis qu’on nous a demandé l’inverse

Bref.

Sauf que le 17 mars, je dois aussi avoir rendez-vous avec mon gastro. La veille sa secrétaire m’appelle pour me dire de ne pas monter à l’hosto. Il préfère ne pas m’exposer « inutilement ».

Elle voit avec lui pour qu’il me contacte par téléphone pour voir où on en est, voir si on adapte le traitement en fonction de la prise de sang que j’ai fait le vendredi. Elle voit déjà que mon taux résiduel de Ciclosporine est à 400 tandis qu’il devrait plutôt être dans les 200.

N’ayant pas de nouvelles, dans la journée je lui envoi un mail expliquant mon état général, histoire de gagner du temps. Il me rappelle aussitôt.

Donc, on va baisser la Ciclosporine car trop de Ciclosporine peut engendrer des problèmes aux reins.

Puis je lui parle de ma tension élevée et là, oh surprise ! C’est aussi un effet secondaire de la Ciclosporine !

Reste à voir en baissant la dose journalière si ça fait aussi baisser ma tension !

Suite au confinement, je reçois aussi un message comme quoi mon rendez-vous de vendredi avec la kiné saute

Bon, ben ok. Le truc c’est que j’ai encore mal de partout. En plus ma côte que je pense fêlée. Donc, je me retrouve dans la situation : advienne que pourra.

#joie

Je me retrouve aussi avec une prise de sang à faire toutes les semaines sauf que bon, ma sage-femme me préconise de faire venir une infirmière à domicile pour le prélèvement.

Sauf que vu le dawa ambiant, je sens que ça pas être easy. Je téléphone donc à mon labo qui me transmet le numéro de la centrale qui gère les déplacements à domicile.

Alors je comprends que dans le contexte actuel, tout le monde soit tendax sauf que je suis reçu au téléphone comme une merde. On me balance, oui balance vu le ton employé, que ce n’est pas possible.

J’explique donc, encore et toujours, que je suis enceinte+immunodéprimée+sous corticoïdes. Et qu’en conséquence, je ne dois pas sortir de chez moi. Suite à cela, j’arrive à avoir un rendez-vous pour le mercredi.

Ouf, je ne vais pas devoir traverser toute la ville.

Par contre, je ne sais absolument pas quand elle doit passer. Heureusement, ce n’est pas une prise de sang à faire à jeun.

L’infirmière arrive donc le mercredi 18 au matin à 7h30 ! On fait la prise de sang, elle est super gentille. Sauf que je dois faire une analyse de protéinurie sur 24 heures soit cumuler mon pipi dans un gros pot pendant 24 heures.

Et je vais être obligé de sortir de chez moi pour aller le déposer le lendemain au labo.

Bref, le jeudi matin, je prends mon attestation, mon masque, ma voiture, mon gros po-apipi et je descends en ville pour le déposer.

Cette situation est très anxiogène pour moi.

La peur de chopper cette merde est très présente dans ma tête.

Malgré tout, moi qui pensais croiser dégun. En mode 28 jours plus tard.

Et bien même pas ! Du monde comme un dimanche matin tôt.

Sérieusement, ils m’ont pourri mon groove les gens là !

M’enfin…

Je trouve une place pas loin, fais mon dépôt au labo et rentre vite chez moi.

L’après-midi, j’ai mon suivi monitoring. J’avais hâte de l’entendre ! La petite va bien et c’est toujours le principal pour moi.

De plus, comme l’homme est en télétravail, cela m’arrange de toutes parts : déjà je ne suis plus seule à la maison toute la journée ! Et le fait qu’il ne fasse pas des aller-retour pour aller bosser fait qu’il ne sera pas exposé au virus et donc ne pourra pas me le transmettre.

En plus, sans les trajets il va pouvoir m’aider pour peindre les murs de la chambre de la petite.

Le temps passe. On reste bien enfermé chez nous et on vaque à nos occupations quotidienne…

J’aime être chez moi, j’aime mon chez moi, j’aime être avec mon homme et avec humour, comme il dit :

On s’aime.

La chambre avance. On ne se met pas trop la pression quand même. Puis moi avec mon grosbidon et ma côte qui me lance, je ne peux pas trop forcer.

Le week-end arrive…

Attends, mais pour moi c’est tous les jours le week-end en faite !

*Interlude déco*

Je décide donc de me lancer dans la pose de la tapisserie de sa chambre.

Mais quelle idée saugrenue ! Y’a pas plus chiant que la tapisserie !

Et plus j’avance, plus je flippe car je n’ai pris que 2 rouleaux chez Leroy.

J’espère que cela suffira vu que les magasins sont maintenant fermés

Et à la base, je pensais faire un mur plein. Bon et bien comme d’habitude – mode boulet activé – je n’ai pas assez de colle pour le faire. Du coup, pour combler le pan de mur vide, j’ai crée une teinte de peinture blert avec mes restes, et BIM !

Je suis super contente du résultat !

Lundi 23 mars.

Bon. A coté de ça, cela fait 5 jours que j’essaie de commander au drive du Super U à côté de chez moi mais l’application et le site bug. Impossible de choisir le mode de retrait. On essaie sur celui de Auchan. Alors lui carrément, il ne se connecte pas à mon compte

Je commence à désespérer.

Bah oui, je n’ai pas fait des courses de l’apocalypse avant le confinement donc là, on commence à manquer de choses et vu mon état, j’aimerai bien ne pas manger que des pâtes à l’huile !

En plus, j’ai toutes mes applis de grossesse qui n’arrête pas de me balancer des : manger sainement bla-bla-bla c’est important ! Haha !

Alors, avec l’homme on réfléchi à une solution. Et si le drive ce n’est pas possible, il va falloir y aller.

Si il y va seul, il peut être potentiellement contaminé. Et si j’y vais seule, je peux être potentiellement contaminée.

Sauf que si il va seul, il mettra plus de temps pour passer en caisse. Donc plus longtemps exposé aux gens.

Tandis que si on y va ensemble, on passera plus vite avec mon grosbidon.

Puis malgré tout c’est moi le cerveau de la cuisine haha !

Donc ok, j’ai une base de ce qui manque mais c’est souvent une fois sur place que je crée les menu en fonction de ce que je trouve et vu que là c’est l’anarchie du désert des rayons bah va falloir que j’y aille.

On se motive donc. On se prépare, j’ai mon masque de ninja et une fois devant l’ascenseur, j’ai l’impression de faire une sortie comme dans les films de zombies quand ils doivent aller se ravitailler dans un magasin qui est susceptiblement envahi de zombies.

Sauf que je n’ai pas de batte de baseball avec moi haha !

Bon. Voiture, caddie, courses. On rempli un caddie bien varié pour tenir au moins 3 semaines histoire de pas avoir à ressortir de si tôt vu l’état d’angoisse dans lequel cela me met. Re voiture, maison, déballage des courses.

Et là, la crise d’angoisse qui arrive. Celle qui est incontrôlable. Celle qui me donne des pensées bien noires, bien glauques.

On nous rabâche les gestes barrières. Jusque là, je n’ai pas eu besoin du virus pour me laver les mains souvent.

J’ai plutôt tendance à me laver souvent les mains qui fait que j’ai la peau sèche des mains toute l’année.

Mais plutôt tous les articles sur la durée de vie du virus sur le cartons, papier, alu, l’air, tout ça… Je regarde tous ces emballages et…

Et là, je craque.

Mon cerveau se met à se répéter sans cesse : je ne veux pas mourrir.

Cherche pas, je ne gère pas mon cerveau.

Je me regarde dans ma glace de salle de bain. Et je pleurs. Et même si la peur est une chose irrationnelle, là elle ne veut pas me quitter.

Je ne veux pas mourrir car je suis sortie faire mes courses car j’en avais réellement besoin contrairement à tous ces cons qui ne respect pas le confinement pour juste se balader au soleil, sortir 10 fois leur chien, se découvre une nouvelle passion pour le footing et surtout ceux qui « ne vont pas s’arrêter de vivre ».

J’ai peur et j’ai la haine de me retrouver dans un état d’angoisse quand les autres sont complètement inconscients.

Je ne dors que 3 heures cette nuit là… Déjà que d’habitude ce n’est pas la joie. Je regarde Le voyage de Chihiro, mon préféré et j’attends que le temps passe.

Mardi 24 mars.

J’ai enfin reçu la prolongation de mon arrêt envoyé par la poste par l’hôpital. Super ! Oui bon le problème c’est que maintenant il faut que je l’envoi à la Cpam… il va donc falloir remettre les pieds dehors.

Je me lève et prends les premières fringues qui traîne. Balek de ma tronche pas réveillée. Je veux en finir au plus vite et j’ai pas envie d’être contrôlé par les flics et de devoir expliquer pourquoi je suis dehors.

J’ai quand même mon attestation tout ça mais bon, suffit de tomber sur des cowboys, et on en a quelques uns ici, pour que ça vire au nawak…

Je descends donc à la poste qui est quand même à 1,4km et je prends la voiture pour aller plus vite. Heureusement car arrivée devant oh surprise ! Il n’y a pas de boîte aux lettres de dépôt !

Me voilà partie pour traverser la ville juste pour aller à la poste principale. Heureusement, je peux me garer juste devant la boîte. Maintenant faut juste souhaiter qu’ils relèvent toujours le courrier. Mais vu les dernière directives, je sais pertinemment qu’entre le temps de ramassage, de traitement, d’acheminement, la cpam n’est pas prêt de le recevoir.

En plus ça fait une semaine que je l’attendais et que avant le covid, il y avait déjà 8 semaines de retard dans le traitement des papiers.

Là, avec le covid, j’ose même pas imaginer l’anarchie totale dans les services. Je suis pas prête de recevoir mes sous. Ce qui est génial non ? Pas que je puisse le dépenser mais les factures et surtout le crédit de l’appart lui n’est pas en confinement malheureusement.

Angoisse de plus, Check.

Je rentre enfin me poser tranquille…

Je reçois le mail de doctolib me disant que j’ai rendez-vous le 31 mars pour mon échographie T3. Bon, ça a l’air maintenu. Et…..

Hop ! Un appel de ma gynéco de ville qui m’explique que vu les circonstances tout ça…

Je lui rappelle juste que c’est l’écho du 3ème trimestre. Celle qui est un petit peu importante quoi…

Sauf qu’elle préférerai que cela soit la même doc du service antenatal de Lenval qui me la fasse. J’appelle donc le service antenatal, répondeur… J’appelle l’accueil pour savoir si le service est ouvert. La personne me répond qu’il n’ont gardé que les rendez-vous déjà prit et qu’ils ne réouvre les rendez-vous qu’à partir d20 avril.

Sauf que moi, c’est la semaine prochaine que je dois la faire !

Je serai dans ma 33 semaine d’aménorrhées et c’est, à la base, la limite à cette échographie.

Enfin, c’est ce que je lis sur les brochures, les différentes applications de grossesse, tout ça quoi. J’ai quand même la secrétaire du cabinet en ville qui m’a dit que j’ai jusqu’au 12 avril pour la faire…

J’essaie donc de rappeler ma gynéco pour lui dire. Sauf que je n’arrive pas à avoir quelqu’un. Et je reçois entre temps le mail d’annulation de mon rendez-vous…

Génial ! Heureusement que j’ai son numéro de portable. Je lui envois un sms sauf que bon, à côté de ça, pendant 40 minutes j’essaie d’avoir le secrétariat en vain.

Et donc je craque.

Je fais quoi moi maintenant ?

On se met en mode yolo ? Je ne fais pas d’écho ? C’est la fête au village ? J’attends et on verra bien ?

Avec ma grossesse pathologique, c’est tellement rassurant !

Je suis au bout de ma vie. Les choses étaient calées, c’était les derniers rendez-vous. Et BIM ! A cause de ce connard de virus, tout fout le camp.

Allez hop ! Angoisse de plus, check.

Je trouve que je n’en avais pas assez, non ?

Elle fini par me répondre 1 heure après en me disant qu’elle voyait avec la doc du service en direct. Ok, c’est cool mais du coup je ne sais toujours pas si je vais y avoir droit, avec qui et quand. Il ne me reste plus qu’à attendre.

Ce qui ne fout pas de stress. Nope.

De plus elle devait me faire la prolongation de mon arrêt de travail le 31. Du coup je ne sais pas qui va pouvoir me le faire si je n’ai plus de rendez-vous.

Au point où j’en suis, je m’attends même à recevoir un mail ou un appel annulant mon rendez-vous avec la gynéco qui s’occupe de moi à l’hôpital où je dois accoucher.

Plus rien ne m’étonne.

Ce qui me foutrait bien dans la mouise car on a toujours pas fixé le côté définitif de la césarienne. D’ailleurs, vais-je y avoir droit ? Bonne question ?

Yolo j’te dis !

J’adore !

Au top !

Mercredi 25 mars.

7h15, le gentil infirmier arrive pour ma prise de sang. Autant quand j’appelle le central, il faut que je me justifie en ajoutant immunodéprimée et sous corticoïdes au fait que je sois enceinte pour que quelqu’un vienne chez moi, autant lui, juste le fait d’être enceinte est pour lui un argument suffisant à ne pas m’exposer à l’extérieur. Ça fait plaisir de rencontrer quelqu’un qui pense comme ça.

Plus tard dans la journée, l’interne qui m’avait reçu lors de ma dernière visite gynéco à l’hôpital m’appelle. Elle a reçu les résultats du test hgpo, tu sais le diabète là.

Bon et bien voilà, on y est.

Welcome diabète gestationnel !

Elle m’envoie un mail avec l’ordonnance pour la pharmacie. A moi le lecteur de glycémie !

Et comme nous sommes pendant l’apocalypse, elle me dit que le service endocrino qui reçoit normalement et bien il est fermé ! Voilà. Super. Génial.

Du coup, elle me crée un compte sur l’appli mydiabby où je vais devoir remplir les données à chaque fois et je serai surveillée à distance. Je n’ai pas encore de prescription pour l’insuline. On verra ça en fonction des prochaines données.

Jeudi 26 mars.

Monito de surveillance comme d’habitude. Tout va bien. Tant mieux.

Je reçois enfin un appel de ma gynéco de ville. Bonne nouvelle ! J’ai rendez-vous le 2 avril pour mon écho T3 avec la doc de Lenval !

Je suis enfin soulagée !

Je vais l’avoir mon échographie !

Et pour compléter les bonnes nouvelles, on reçoit le lit commandé à La Redoute ! Le dernier élément qui me manquait. Je suis joie ! Réellement !

Lundi 30 mars.

J’ai enfin mon rendez-vous avec la gynéco de l’archet.

Le service est relativement vide. Plus de cours des miracles ! Juste des futures mamans masquées.

C’est assez reposant malgré tout.

Je fais les premiers contrôles avec l’infirmière, po-apipi pour les protéines et tension. Bon alors comme d’hab, la tension est haute.

Tin, j’en ai vraiment marre d’avoir cette hypertension là…

Je suis reçu par la doc. Mise à jour du dossier. Finalement je pense à lui demander pour mon arrêt et elle me le fait pour grossesse pathologique.

Parfait.

Touché de wachacha, hauteur utérine. Elle voit enfin mon beau trouducul en choux-fleurs. Elle s’étonne. Je suis étonnée qu’elle s’étonne par ce que bon c’est pas comme si je ne l’avais pas déjà dit à l’interne lors de la dernière visite…

Bref.

Elle me dit que j’ai encore jusqu’à la visite du 4 mai pour choisir comment j’accouche. C’est bien car le matin même, on s’était un peu mis la pression avec monsieur pour faire un « choix ».

Comme je ne savais toujours pas si il avait le droit d’être là pendant la césarienne. Cela remettait beaucoup de choses en question. Malgré tout, pour lui c’est clair, je passe en césarienne.

Durant la visite elle regarde les résultats des petits tests fait avec l’infirmière et puis malgré tout, à cause de ma tension et d’un peu de prot dans les urines. Elle décide de me faire faire un monito de contrôle sur place avec la sage-femme...

J’espère juste que je fais le monito, genre 30 minutes et que je rentre chez moi après !

Forcement, ma tension ne veut pas redescendre. Et il faut vraiment que ça baisse pour qu’ils me laissent repartir.

On me fait encore une prise de sang.

J’avais rendez-vous à 10h30 et il est 12h30 et je suis toujours en surveillance. J’ai faim et je m’impatiente. Normal tu me diras.

Et à 13h30, la sage femme vient me « libérer ». Je peux enfin partir ! Ma tension monte et descend. Les résultats de la prise de sang sont bons et c’est grâce à ça que je peux enfin rentrer chez moi !

Aaaaaaahhhh ! Bon allez !

Prochain rdv le 2 avril pour l’écho ! J’ai hâte de la voir un peu !

Et la suite qui arrive très vite !

Alors, oui je sais. Si tu me suis sur IG, j’ai bien spoil mais là tu auras tooooooous les détails hein 😉

Voilà, voilà.

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